Un soir à Paris, il fait déjà nuit. Nous sommes à Châtelet-Les Halles, et les lumières de la ville se reflètent sur les flaques d’eau de pluie qui recouvrent les rues pavées de la capitale. Une boîte de jazz d’extérieur peu avenante mais qui une fois à l’intérieur vous transporte ailleurs. D’une voix douce et caressante, Sofia Ribeiro chante « Mar Sonoro ». On écoute, on admire, on reste sans voix. Chaque morceaux est un chef-d’oeuvre.
Joyeux et espiègle, tendre et intense, tragique et mélancolique à la fois, ils racontent tour à tour ceux que l’on rencontre, ceux qui vous transportent et ceux que l’on oublie peu à peu. On ressent par endroits la fameuse « Saudade »; le souvenir, le désir sentimental, rêveur et romantique, de ce que l’on aime, qu’on a perdu et qu’on espère retrouver un jour.
L’album se vit comme une belle histoire; et ce n’est probablement pas un hasard s’il commence par « O Amor, Quando Se Revela » et finit par une « Ultima dança ». Comme une belle histoire d’amour, il vous donne un grand sourire, galvanise avec passion, vous emplit parfois de tristesse et, quand c’est finit, on y pose regard tendre.
A quoi servent les réseaux sociaux, le fameux web 2.0, si ce n’est à partager, à découvrir et faire découvrir des artistes, des pépites inconnues, qui plafonnent à quelques milliers de vues ?
Bref ! Il fait beau, c’est le printemps, mes oreilles sont amoureuses et je ne suis sûrement pas objectif :)
Bom dia, bonjour, pour les fans de jazz, fado, bossa-nova, et tous les autres.
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